lundi , 20 novembre 2017
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Anouk Thibaud, fondatrice et présidente. ©Isabelle Fringuet-Paturle

Tout pour les chevaux!

Des chevaux, des poneys, des ânes de tous poils, tailles et origines paissent dans les enclos… Leur dénominateur commun? Tous ont été maltraités, abandonnés et placés au Refuge de Darwyn pour retrouver santé, dignité et liberté. Rencontre avec la fondatrice.

Anouk Thibaud a beaucoup en commun avec eux: la fougue, l’énergie et même une crinière indomptable. «Anouk et les chevaux» remonte en 1991 avec Darwyn, le fol amour et camarade d’Anouk qui disparaitra brusquement 7 ans après. «J’ai arrêté les chevaux pour ne plus souffrir». Mais comme il ne faut jamais dire jamais, elle en reprendra en pension dans sa ferme de Bloux. Ils resteront à sa charge une fois leurs propriétaires incapables de les assumer et elle en recueillera d’autres. Sa ferme devient le Refuge de Darwyn.
Elle finit par trouver le site idéal en Suisse et y déménage «avec ses chevaux sous les bras et l’aménage: boxes, douches, selleries… «De grosses améliorations ont été apportées». Le manège en partie couvert accueille aussi des événements d’entreprises, les écoles et les fêtes. Cet été, la fête du refuge aura lieu en juillet: «une fête rock country avec concerts, restauration et un show de chippendales». Fin août aura lieu la Journée portes ouvertes «avec spectacles équestres et plein d’animations pour les enfants».

Trop de chevaux à placer
Une cinquantaine de chevaux essentiellement récupérés suite à séquestre et maltraitance, vivent au refuge et 50 retraités sont en pension dans des antennes du canton de Vaud et de La Bresse.
Plus de 210 autres sont placés en famille d’accueil avec un contrat de soins et conditions de vie. «Il en reste 13 en attente de placement, tous en bonne santé, jeunes, montables à condition de poursuivre le travail de remise en confiance» se désole Anouk.
«Les aléas de la vie font que les gens n’ont parfois plus les moyens de les assumer». Cela arrive aussi aux familles d’accueil. Le refuge subvient alors aux frais. «Nous effectuons des visites de contrôle régulières ».
Le refuge intervient auprès des propriétaires sur signalement de mauvais traitement. Si cela reste sans effet, les autorités sont saisies: «Nous n’avons jamais perdu un jugement ». Heureusement, car cela coûte de 50 à 70’000 Francs, trop pour un budget précaire.
A ce jour, le refuge a recueilli plus de 400 chevaux et ânes «et 20 de plus par an». Ils viennent de Suisse romande ou de France voisine et quasi tous ont une histoire tragique. Une fois passés par les bons soins du refuge, ils sont prêts à trouver leur famille, «et 65 % d’entre eux sont montables».

Tout et tous pour les chevaux
Section Protection suisse des animaux depuis 2010, l’association est désormais reconnue d’utilité publique. «C’est une reconnaissance salutaire, commente Anouk, nous avons tout mis en œuvre pour travailler avec les autorités sanitaires et vétérinaires».
L’équipe d’Anouk est toute aussi engagée, avec «peu de salariés et des emplois solidaires, stagiaires de l’Hospice général, TIG et stagiaires qui se relaient à l’entretien des chevaux, des locaux et des 15 hectares. «Sans oublier notre précieuse horde de bénévoles toujours prêts à relever les défis et assurer le quotidien y compris le soir et les week-ends».

Isabelle Fringuet Paturle

Le Refuge de Darwyn, association de défense des chevaux maltraités
Ch. du Clos 15, 1233, Sézenove
Tél. 078 666 86 49

 

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