samedi , 16 décembre 2017
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On est ensemble est un projet à la fois artistique, associatif et idéaliste. ©Ariane Mawaffo

L’idéal de On est ensemble

Qu’est-ce qui réunit la Suisse et l’Afrique sub-saharienne? La danse! C’est l’idée que défend l’association On est ensemble, fondée par Ariane Mawaffo et Ivan Larson. Danser pour se rencontrer, vaincre les préjugés et aller les uns vers les autres…

Ariane et Ivan sont des danseurs dans l’âme. En juin 2014, ils créent On est ensemble, projet associatif, artistique et idéaliste. L’idée? Créer des ponts entre la Suisse (leur pays d’adoption) et l’Afrique sub-saharienne, plus précisément le Cameroun (leur pays d’origine). Rejoints par David Aymon, ils s’envolent pour Yaoundé en décembre 2015, accompagnés de jeunes remplis de talent. Avec bonne humeur et générosité, Ariane revient sur la philosophie de On est ensemble.

Quel rêve est à la base de On est ensemble?
Nous voulions mettre en lien des danseurs de Suisse et d’Afrique, parce que nous nous sommes rendu compte que très peu de danseurs d’ici connaissent les richesses de la danse urbaine en Afrique sub-saharienne. Nous voulions amener cette thématique sur la scène internationale. D’origine camerounaise, Ivan et moi étions sensibles à ce que nous avons découvert en Suisse: contrairement aux idées reçues, la vie n’est pas plus facile pour les danseurs ici. Nous voulions briser des stéréotypes qui font croire que l’Europe est une panacée artistique. Mettre en des danseurs des deux espaces visait donc à initier un dialogue.

Quelle compréhension vouliez-vous créer?
Souvent, on a ici une image figée d’une «culture africaine» traditionnelle, qui existerait dans l’absolu… ce qui n’est pas le cas! Au Cameroun, il existe par exemple de nombreuses danses traditionnelles, qui font partie de la vie quotidienne… mais la danse urbaine (le Hip hop, la House, etc.) est très développée. Nous voulions aussi sensibiliser au fait que certaines danses, qu’on dit nées aux Etats-Unis, ont des origines africaines, notamment dans la pratique de certains mouvements. C’était une sorte de «retour aux sources» pour nos danseurs.

Comment s’est déroulé le projet?
En décembre 2015, nous sommes partis à Yaoundé. Un programme pédagogique a été mis sur pied: heures de pratique, présentations publiques, workshops, participation à un festival, rencontres avec des artistes locaux, compétitions amicales… Le succès a été énorme! Sans les nombreux soutiens que nous avons obtenus, rien n’aurait été possible. Cet hiver, nous espérons réitérer l’expérience: nous aimerions inviter des danseurs camerounais en Suisse et repartir en Afrique sub-saharienne avec de jeunes danseurs. Ce sont eux qui pourront transmettre les valeurs de partage et de compréhension qui nous sont chères.

Propos recueillis par Magali Bossi

Association On est ensemble
Contact: [email protected]

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