dimanche , 19 novembre 2017
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La musique, c’est le pied! © Michel Borzykowski

Des pieds musicaux

Du 1er au 19 novembre, Foot Notes donne rendez-vous aux amateurs de photo à la Chapelle de Collex-Bossy. Rencontre avec l’artiste Michel Borzykowski, photographe et musicien.

Quel est votre parcours artistique?
Je suis médecin de profession, ces derniers sont aussi, dit-on, «hommes de l’art», mais j’ai deux passions: la musique et la photographie. Depuis que je suis retraité, je m’y consacre beaucoup. Le quatrième art c’est depuis 40 ans et ces vingt dernières années, je m’intéresse plus particulièrement à la musique juive et interprète souvent du klezmer au saxophone.

Et la photo dans tout ça?
Ça remonte aussi… Lorsque j’étais enfant, j’étais très peiné de ne pas avoir de photographies de ma famille avant la guerre, j’étais en manque d’images. À six ans, j’ai demandé un appareil photo pour mon anniversaire et c’est là que ma passion a commencé. A la fin de mon adolescence, j’ai même animé un laboratoire photo dans un Centre de Loisirs et, lorsque j’avais la vingtaine, j’ai entrepris un voyage en Inde, en auto-stop. J’y ai découvert la beauté du monde, mais aussi sa misère et j’ai tout immortalisé. À mes débuts, les appareils n’étaient pas du tout les mêmes qu’aujourd’hui. D’ailleurs, ma reconversion au numérique a été un peu forcée!

Et une exposition en novembre. Pourquoi Foot Notes?
Foot Notes, signifie «Notes de bas de page» en anglais, mais c’est aussi un jeu de mots qu’un ami m’a suggéré. C’est donc des photos de pieds de musiciens que le public pourra découvrir! Dans le cadre de l’exposition, je donnerai également un concert le 5 novembre car j’ai voulu joindre mes deux passions afin de combiner l’ouïe à la vision au sein d’un même évènement.

Pourquoi les pieds de musiciens?
Tout a déjà été fait: les visages des musiciens, leurs mains… Il me semblait que les pieds étaient une thématique qui n’avait pas encore été abordée. Aujourd’hui, je possède environ 1200 photos de pieds mais pour l’exposition, j’en ai choisi une vingtaine. Celles qui me «chantaient» et qui font résonner la musique qui les accompagne.

Quelles sont vos sources d’inspiration?
Au total, j’ai réalisé environ 64’000 photos! L’inspiration me vient parfois en dormant, en rêvant, en parlant à quelqu’un autant pour la composition de musique que pour la photo. Actuellement, je travaille sur une nouvelle série de clichés en photographiant des descendants de victimes de la Shoah qui possèdent des «objets transmissionnels» avec lesquels ils entretiennent un rapport mémoriel particulier. Chaque photo est accompagnée d’une légende qui provient des conversations que j’ai eues avec ces personnes. Cette autre exposition est prévue en janvier à Genève.

Anastassia Issakova 

Foot Notes
Du 1e au 19 novembre
Vernissage le 1er novembre dès 18 h 30
Chapelle de Collex-Bossy
1239 Collex-Bossy

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